ACCUEIL  <  OBJETS MENAGERS  <  COMPLEMENTS  <  
Retour aux activités pédagogiques (1999-2000)

La betterave à sucre


  
Description La culture
La betterave en France Débouchés
  

  
La betterave  Saut au début de cette page
Clique ici pour agrandir la photoLa betterave à sucre appartient comme l’épinard et la blette à la famille des chénopodiacées. Les variétés de betterave sucrière cultivées actuellement sont issues de la betterave " blanche de Silésie " sélectionnée à la fin du XVIIIème siècle par le chimiste allemand Achard.

C’est une plante bisannuelle pour sa reproduction qui s’effectue par graine, mais sa récolte est annuelle. La première année, elle se développe et constitue ses réserves de sucre dans la racine. La seconde année elle utilise le sucre en réserve pour se reproduire.

La racine est le " magasin " dans lequel s’accumule le sucre, sous forme de saccharose. Presque entièrement enfouie dans le sol, elle mesure entre 15 et 35 cm de long. Elle est conique, parcourue par deux sillons, et possède un collet plat. La partie renflée qui contient le plus de sucre se termine par un pivot, dont le prolongement peut descendre jusqu’à 2 m de profondeur.

Ses feuilles, réparties en bouquet, constituent le laboratoire où se fabrique le sucre grâce à l’action du soleil sur la chlorophylle (processus de la photosynthèse).

Ses fleurs, simples, sans pétales, se dressent en épis à l’extrémité des tiges. Le fruit, ou glomérule, contient les graines.

  
La betterave en France  Saut au début de cette page
Avant le XIXème siècle : domination de la canne

Jusqu’au début du XIXème siècle, c’est la canne, importée d’Asie puis des îles tropicales, qui fournissait le sucre en Occident. Cependant on connaissait la betterave sucrière.

Dès 1575 Olivier de Serres avait signalé dans son Théâtre de l’agriculture la richesse en sucre de la betterave.
En 1747, un Allemand, Andreas Sigismund Marggraf, parvient à extraire le sucre de la betterave. En 1786 son élève Franz Carl Achard construit une fabrique expérimentale. Plusieurs usines sont édifiées en Silésie et Bohème, et deux petites sucreries sont fondées dans la région parisienne.
Napoléon et le Blocus Continental
La Révolution de 1789 engendre des conflits internationaux qui paralysent le commerce du sucre, tributaire des transports maritimes. En 1792 la guerre éclate entre les Français et les Anglais. La flotte britannique empêche les navires marchands venant des colonies d’Amérique d’arriver dans les ports français. Le sucre est rationné et son prix atteint dix fois celui d’avant la Révolution. La situation s’aggrave lorsque l’empereur Napoléon institue le Blocus Continental qui ferme au commerce de l’Angleterre tous les ports du continent.
En 1812, Benjamin Delessert réussit à produire le sucre de betterave en grande quantité. Il présente à Napoléon des pains de sucre aussi blancs et scintillants que le sucre de canne. Napoléon encourage alors la production massive de betteraves à sucre. Il distribue un million de francs aux agriculteurs qui acceptent de pratiquer cette culture.
Après l’Empire
La culture de la betterave va connaître des hauts et des bas.
En 1890, les trois cinquièmes du sucre proviennent de la betterave sucrière, mais la destruction des sucreries du nord de la France pendant la 1ère guerre mondiale fait chuter la production.
Depuis 1931, plusieurs conventions ont tenté de fixer des contingents d’exportation aux pays producteurs.
  
La culture de la betterave  Saut au début de cette page
En France, la culture de la betterave est concentrée au nord de la Loire. Elle exige des terres riches, profondes, fortement fumées et préparées, un climat tempéré assez humide d’avril à septembre. C’est une plante " nettoyante ", qui favorise le rendement en blé l’année suivante. On dit que " le sol conserve le souvenir de la betterave ".
Les semis
On sème les graines au printemps, après les gelées de mi-mars à fin avril avec des semoirs de précision. Un binage doit être effectué quelques semaines après les plantations. Assez fragile, la betterave nécessite des traitements contre les maladies.
La récolte
La récolte commence en automne, fin septembre, et doit être terminée en décembre, avant les grands froids.
Pour arracher les betteraves, on utilise trois sortes de machines : effeuilleuse ou décolleteuse, arracheuse, ramasseuse. Des bataillons de camions transportent les betteraves vers la sucrerie qui est proche des champs, car avec le temps, les betteraves perdent le sucre qu’elles contiennent.
Le rendement
Selon les pays on peut récolter de 30 à 90 tonnes de racines à l’hectare.
  
Débouchés  Saut au début de cette page
Le sucre existe déjà dans la betterave, comme le sel est contenu dans l’eau de mer.
Il s’obtient au terme d’un travail de séparation : on extrait le sucre qui existe dans la plante, on le sépare des impuretés, on élimine l’eau.
  
Les produits dérivés de la betterave
- Les pulpes (partie tendre, riche en éléments nutritifs) servent à l’alimentation animale.
- Les feuilles servent à fabriquer de l’engrais pour les champs.
- La mélasse (résidu sirupeux de la cristallisation) sert, entre autre, à fabriquer la levure de boulangerie.
- L’alcool sert dans des produits ménagers ou chimiques.
  
CHIFFRES-CLES
La France est le 1er producteur mondial de sucre de betteraves devant les USA et l’Allemagne (4 à 5 millions de tonnes par an) et le 7ème producteur mondial de sucre. Elle est le 1er exportateur de l’Union Européenne et le 5ème exportateur mondial.
La culture des betteraves couvre une superficie de l’ordre de 2,6% des terres labourables de France, soit 457 000 hectares en 1996-97.
Douze départements situés au nord de la Loire représentent 90% des surfaces plantées en betterave.
Page extraite du site : http://www.fermes-ouvertes.fnsea.fr/plantes/betterave.htm
  

Saut au début de cette page