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Retour aux activités pédagogiques (1999-2000)

La canne à sucre


  
Description
L'histoire de la canne
La culture
  

  
Description  Saut au début de cette page
La canne à sucre est une graminée vivace dont l’aspect rappelle celui du roseau.
Son écorce épaisse et cireuse se colore de jaune ou de violet selon les espèces.

C’est la tige qui contient le sucre, sous forme de saccharose. Cette tige, de 2 à 6 cm de diamètre, peut atteindre jusqu’à 5 m de haut. Elle est lisse, mais coupée tous les 10 à 20 cm par des nœuds. En période de floraison, elle se termine par une panicule, inflorescence argentée qui portera les graines.

Le sucre se forme dans les feuilles, qui prennent naissance aux nœuds, grâce à l’action conjuguée du soleil, de l’eau et de l’air, par photosynthèse.

  
L'histoire de la canne à sucre  Saut au début de cette page
De la Nouvelle Guinée à l'Asie
Connus depuis la Préhistoire, le miel et la canne furent longtemps les seules sources du sucre. Originaire de Nouvelle Guinée, le "roseau sucré" arrive en Asie : il gagne les Philippines, l'Inde et la Chine. Le mot sucre vient du sanscrit, langue sacrée des brahmanes : sarkara a donné sukkhar en arabe, saccharum en latin, zucchero en italien, zucker en allemand, sugar en anglais, çucre puis sucre en français.

La conquête de l'Asie

La conquête de l'Asie fait connaître la canne aux peuples d'Occident. Les Perses, vers 510 avant J.C., puis les Grecs, vers 325 avant J.C., avec Alexandre le Grand et son amiral Néarque, découvrent en explorant la vallée de l'Indus ce "roseau qui donne du miel sans le concours des abeilles". 

Les marchands indiens et perses importent le sucre de canne sur la Méditerranée orientale, en Arabie et en Egypte : il arrive par caravanes jusqu'en Grèce et dans l'Empire romain.

Au VIIème siècle, les Arabes envahissent l'Asie. Ils implantent la canne à sucre en Egypte, dans la vallée du Nil et en Palestine.

Les croisades
A partir du XIIème siècle, les croisés rapportent la canne en Sicile, dans le sud de l'Italie et même dans le midi de la France. Venise devient la capitale sucrière de l'Europe. Mais le sucre reste en Europe une denrée de luxe, comme les épices.
La découverte du Nouveau Monde
En 1493, Christophe Colomb, découvrant l'Amérique, introduit à Saint-Domingue, aux Caraïbes, des plants de canne à sucre. Grâce aux navigateurs portugais et espagnols, la culture de la canne se répand dans les îles tropicales, les "isles à sucre" : Porto Rico, Cuba, la Jamaïque. L'apparition des nouvelles boissons, café et cacao, développent la consommation du sucre. La  culture de la canne se répand dans les nouveaux pays colonisés, qui deviennent le "grenier à sucre" de l'Europe.
En 1497, Vasco de Gama, découvrant le cap de Bonne Espérance, ouvre la route des Indes aux navigateurs portugais : Lisbonne devient alors capitale du sucre.
Au XVIIème siècle, les Français entreprennent de cultiver la canne et de produire du sucre dans leurs colonies : Martinique, Guadeloupe, Louisiane, île Maurice, Réunion.
Napoléon et la culture de la betterave
En 1792, la guerre entre Français et Anglais bloque l'arrivée dans les ports des navires transportant la canne. La France est privée de sucre. En 1806, Napoléon encourage la production d'une nouvelle plante sucrière, la betterave, qui va peu à peu concurrencer la canne. 
  
La culture de la canne  Saut au début de cette page
La canne est cultivée dans les zones intertropicales et subtropicales entre le 35° de latitude Nord et le 30° de latitude Sud. En ce qui concerne la France, ce sont les trois départements d’Outre-Mer (Guadeloupe, Martinique, Réunion) qui pratiquent la culture de la canne. Elle exige des sols assez riches, un climat chaud et humide ou des possibilités d’irrigation.
  
La plantation
La canne est reproduite par bouturage, à partir d’un morceau de tige comportant au moins un nœud. La plantation a lieu en général au début de la saison des pluies (d’août à octobre aux Antilles et de décembre à février à la Réunion). Selon l’équipement des pays, elle est manuelle ou mécanique. Différents traitements sont appliqués contre les maladies et les parasites animaux.
   
La récolte
La première récolte a lieu 11 à 18 mois après la plantation, un peu après le début de la saison sèche. Les souches repartent ensuite en nouvelles tiges et l’on récolte à nouveau 12 mois après. Selon les régions, la récolte s’étale sur plusieurs mois : aux Antilles de février à juin, à La réunion d’août à novembre.
Pour couper la canne, on pratique soit la coupe à la main, soit la coupe mécanique.
La coupe à la main est pratiquée dans les pays de culture traditionnelle ou au relief très accidenté. Le coupeur tranche la canne avec un couteau au ras du sol, coupe le sommet, ou " bout blanc ", pauvre en sucre, et il la range en "andains". Le ramassage est ensuite effectué à la main ou à la machine.
La coupe mécanique est pratiquée dans les régions de grande culture. On utilise des machines qui coupent les cannes, les tronçonnent en segments et les chargent dans des véhicules qui les transportent à la sucrerie.
Le transport à la sucrerie doit s’effectuer rapidement car une fois coupée, la canne se détériore et perd son sucre.
   
Le rendement
Selon les pays le rendement à l’hectare varie de 40 à 250 tonnes.
Page extraite du site : http://www.fermes-ouvertes.fnsea.fr/plantes/ble.htm
  

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