Description  |
La canne
à sucre est une graminée vivace dont l’aspect rappelle celui du roseau.
Son écorce
épaisse et cireuse se colore de jaune ou de violet selon les espèces.
C’est
la tige qui contient le sucre, sous forme de saccharose.
Cette tige, de 2 à 6 cm de diamètre, peut atteindre jusqu’à 5 m de
haut. Elle est lisse, mais coupée tous les 10 à 20 cm par des nœuds. En
période de floraison, elle se termine par une panicule, inflorescence
argentée qui portera les graines.
Le sucre
se forme dans les feuilles, qui prennent naissance aux nœuds,
grâce à l’action conjuguée du soleil, de l’eau et de l’air, par
photosynthèse. |
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L'histoire de la canne à sucre  |
De la Nouvelle Guinée à
l'Asie |
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Connus depuis
la Préhistoire, le miel et la canne furent longtemps les seules sources
du sucre. Originaire de Nouvelle Guinée, le "roseau
sucré" arrive en Asie : il gagne les Philippines, l'Inde et la Chine. Le
mot sucre vient du sanscrit, langue sacrée des brahmanes :
sarkara a donné
sukkhar en arabe,
saccharum
en latin, zucchero en italien,
zucker en allemand,
sugar en anglais,
çucre puis
sucre en
français. |
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La conquête de
l'Asie
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La conquête de
l'Asie fait connaître la canne aux peuples d'Occident. Les
Perses, vers 510 avant J.C., puis les
Grecs, vers 325 avant J.C., avec Alexandre le Grand et
son amiral Néarque, découvrent en explorant la vallée de l'Indus ce
"roseau qui donne du miel sans le concours des
abeilles".
Les marchands indiens et perses importent le
sucre de canne sur la Méditerranée orientale, en Arabie et en
Egypte : il arrive par caravanes jusqu'en Grèce et dans l'Empire
romain.
Au VIIème
siècle, les Arabes envahissent l'Asie. Ils implantent
la canne à sucre en Egypte, dans la vallée du Nil et en
Palestine.
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Les croisades |
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A partir du
XIIème siècle, les croisés rapportent la canne en
Sicile, dans le sud de l'Italie et même dans le midi de la France.
Venise devient la capitale sucrière de l'Europe. Mais
le sucre reste en Europe une denrée de luxe, comme les
épices. |
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La découverte du
Nouveau Monde |
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En
1493, Christophe Colomb, découvrant l'Amérique,
introduit à Saint-Domingue, aux Caraïbes, des plants de
canne à sucre. Grâce aux navigateurs portugais et espagnols, la culture
de la canne se répand dans les îles tropicales, les "isles à sucre" :
Porto Rico, Cuba, la Jamaïque. L'apparition des nouvelles boissons, café
et cacao, développent la consommation du sucre. La culture de la canne
se répand dans les nouveaux pays colonisés, qui deviennent le "grenier à
sucre" de l'Europe. |
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En
1497, Vasco de Gama, découvrant le cap
de Bonne Espérance, ouvre la route des Indes aux navigateurs portugais :
Lisbonne devient alors capitale du
sucre. |
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Au XVIIème
siècle, les Français entreprennent de cultiver la canne et de produire
du sucre dans leurs colonies : Martinique, Guadeloupe, Louisiane, île
Maurice, Réunion. |
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Napoléon et la culture
de la betterave |
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En
1792, la guerre entre Français et Anglais bloque
l'arrivée dans les ports des navires transportant la canne. La France
est privée de sucre. En 1806, Napoléon encourage la
production d'une nouvelle plante sucrière, la betterave,
qui va peu à peu concurrencer la canne. |
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La culture de la
canne  |
La canne
est cultivée dans les zones intertropicales et subtropicales entre
le 35° de latitude Nord et le 30° de latitude Sud. En ce qui concerne la
France, ce sont les trois départements d’Outre-Mer (Guadeloupe,
Martinique, Réunion) qui pratiquent la culture de la canne. Elle
exige des sols assez riches, un climat chaud et humide ou des
possibilités d’irrigation.
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La plantation |
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La canne est reproduite par
bouturage,
à partir d’un morceau de tige comportant au moins un nœud. La
plantation a lieu en général au début de la saison des pluies
(d’août à octobre aux Antilles et de décembre à février à la Réunion).
Selon l’équipement des pays, elle est manuelle ou mécanique. Différents
traitements sont appliqués contre les maladies et les parasites
animaux.
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La récolte
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La
première récolte a lieu 11 à 18 mois après la plantation, un peu après
le début de la saison sèche. Les souches repartent ensuite en
nouvelles tiges et l’on récolte à nouveau 12 mois après. Selon les
régions, la récolte s’étale sur plusieurs mois : aux Antilles
de février à juin, à La réunion d’août à novembre. |
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Pour couper la canne, on
pratique soit la coupe à la main, soit la coupe mécanique. |
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La coupe à la main est
pratiquée dans les pays de culture traditionnelle ou au relief très
accidenté. Le coupeur tranche la canne avec un couteau au ras du sol,
coupe le sommet, ou " bout blanc ", pauvre en sucre,
et il la range en "andains".
Le ramassage est ensuite effectué à la main ou à la machine. |
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La coupe mécanique est
pratiquée dans les régions de grande culture. On utilise des machines
qui coupent les cannes, les tronçonnent en segments et les chargent
dans des véhicules qui les transportent à la sucrerie. |
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Le transport à la sucrerie
doit s’effectuer rapidement car une fois coupée, la canne se détériore
et perd son sucre.
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Le rendement
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Selon les pays le
rendement à l’hectare varie de 40 à 250 tonnes. |
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Page extraite du
site : http://www.fermes-ouvertes.fnsea.fr/plantes/ble.htm |