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Le couteau a
été très longtemps un objet personnel que l'hôte n'était pas
tenu de fournir. Les Anciens apportaient leur couteau à table. |
Au Moyen-age, on portait le couteau à la ceinture, dans une gaine de cuir dont la forme était différente selon les saisons. Il y avait alors une grande variété de couteaux : pour trancher la viande, désosser la volaille ; pour casser les noix, le cervoir ; surtout des couteaux à pain, part-pain, taille-pain, souvent engainé avec le couteau à tranchoir. |
Sur la lame des couteaux de monastère était gravées la musique
et les paroles du Bénédicité et des Grâces. Il était de mauvais
goût à cette époque d'offrir des couteaux. C'est ce que dit, en
1460, "l'Évangile des Quenouilles" ; "celui qui
estrennes sa dame par amour, le Jour de l'An, de couteau, sachez que
leur amour refroidira."
Philippe Erlanger précise que cet usage subsistait sous Henri IV :
les couteaux - on en fournissait trois à table pour tous les
convives - étaient en ébène pendant le Carême et en ivoire à Pâques. |
Comment faut-il tenir son couteau à table, à la française ou à l'anglaise ? Lors d'un banquet de l'Institut, une dame posa la question à Henri Poincaré :
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Pag extraite du site http://table.ifrance.com/table/couvert.htm |